La vie d’Epictète – L’art de rester stoïque

Avez-vous déjà eu l’impression que le monde entier s’acharnait contre vous ? Que les événements, injustes et cruels, vous privaient de toute liberté ? Il existe pourtant une forme de liberté que personne, pas même un tyran, ne peut vous enlever. C’est ce que nous enseigne l’incroyable destin d’Épictète. D’esclave maltraité à philosophe influent, découvrons comment il a appris à rester « stoïque » en toutes circonstances. C’est parti !

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La vie d’Epictète – L’art de rester stoïque

Le nom d’Épictète porte en lui le poids de son origine : en grec, il signifie « acquis » ou « acheté ». Né esclave en Phrygie, dans l’actuelle Turquie, il est vendu dès son plus jeune âge et envoyé à Rome pour servir un proche de l’empereur Néron.

Malgré les chaînes et l’injustice de sa condition, Épictète possède une soif de savoir immense. Son maître l’autorise, par une étrange clémence, à suivre les leçons des plus grands sages stoïciens de l’époque. Mais dans le secret du quotidien, il subit la cruauté gratuite de ceux qui le possèdent.

La légende raconte qu’un jour, son maître, dans un accès de sadisme, se mit à lui tordre la jambe avec violence. Épictète, sans un cri, sans une plainte, regarda l’homme et lui dit calmement : « Prends garde, tu vas me la briser. » L’autre, ignorant l’avertissement, continua de forcer jusqu’à ce que l’os se rompe. Alors, avec la même sérénité, Épictète ajouta simplement : « Je te l’avais dit. »

Cette scène est devenue le symbole de ce que signifie « rester stoïque ». Ce n’est pas être insensible, c’est posséder une force d’âme telle que la douleur extérieure ne peut briser la paix intérieure.

Plus tard, Épictète gagna enfin sa liberté et devint l’un des professeurs les plus respectés de Rome. Cependant, craignant son influence grandissante, l’empereur finit par bannir tous les philosophes. Épictète s’exila alors en Grèce pour y fonder sa propre école. Il enseignait que notre bonheur ne dépend pas de ce qui nous arrive, mais de notre façon de réagir. Si nous ne pouvons pas contrôler les événements extérieurs, nous restons les seuls maîtres de notre jugement.

Citation

« La liberté est le seul bien qui vaille d’être recherché. Elle s’acquiert en méprisant les choses qui ne dépendent pas de nous. » – Épictète

Source

Récit biographique inspiré des écrits d’Arrien de Nicomédie, disciple d’Épictète, qui a consigné les enseignements de son maître dans le Manuel et les Entretiens. Cette anecdote de la jambe brisée est rapportée par l’auteur antique Origène pour illustrer la constance stoïcienne.

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Et si les chaînes les plus solides n’étaient pas en fer, mais dans notre esprit ? Découvrons une histoire inspirante qui nous invite à réfléchir à ces barrières invisibles qui nous empêchent d’avancer. C’est parti.

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L’éléphant et ses liens invisibles

Dans une vaste savane, un village vivait en harmonie avec la nature, entouré d’animaux majestueux.
Un jour, les habitants recueillirent un éléphanteau abandonné. Pour le protéger et éviter qu’il ne s’éloigne, ils l’attachèrent à un poteau avec une corde.

Très à l’aise, le petit éléphant jouait avec les enfants et se promenait librement dans le village. Mais chaque fois qu’il tentait de franchir la limite du hameau, la corde le retenait brusquement.

Les semaines passèrent, puis les mois. Le système d’attache resta. L’éléphanteau, encore frêle, fit quelques tentatives pour s’enfuir, mais la corde résistait toujours. Peu à peu, l’effort laissa place à la résignation.

La contrainte physique devint une barrière mentale.
Au bout d’un an, l’éléphanteau avait grandi. Il était désormais si fort qu’il aurait pu briser la corde d’un simple mouvement.
Pourtant, il ne tentait plus de s’échapper.

Il se contentait de rester dans l’enceinte du village, attaché non plus par une corde, mais par la croyance qu’il était impuissant.
Les liens invisibles qu’il portait dans son esprit étaient devenus bien plus forts que ceux de la réalité.

Réflexion

« Ce que nous pensons voir avec nos yeux est en réalité le miroir de nos pensées. » — Dr Gerald Jampolsky

Sources

Inspiré d’un conte populaire indien transmis oralement et repris dans divers ouvrages de développement personnel et de philosophie pratique. Texte librement adapté et reformulé dans un style contemporain.

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