Avez-vous déjà eu l’impression de fournir énormément d’efforts pour devoir avancer, tandis que d’autres semblent obtenir des résultats avec une facilité déconcertante ? Nous avons souvent été éduqués avec l’idée que seul le « travail dur » paie. Pourtant, il existe une différence fondamentale entre s’épuiser à la tâche et construire un système qui travaille pour nous. Dans cet épisode intitulé « la parabole des deux bâtisseurs », découvrez une allégorie puissante sur l’enrichissement et la gestion de notre ressource la plus précieuse : le temps. C’est parti !
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La parabole des deux bâtisseurs
Sous un soleil brûlant au temps de l’Égypte antique, un grand pharaon fit convoquer ses deux neveux, Osiris et Aton. Il leur lança un défi monumental : construire chacun une pyramide. Il promit un royaume et une vie de luxe éternel à celui qui terminerait son édifice.
Aton, jeune et vigoureux, se mit à l’ouvrage dès le premier jour. Il s’échinait à traîner puissamment de lourds blocs de pierre. Très vite, les fondations de son monument apparurent. Les passants admiraient son courage et sa détermination. De l’autre côté, sur le terrain d’Osiris, il n’y avait toujours aucune pierre, aucun traçage. Le terrain restait désespérément nu.
Intrigué, Aton rendit visite à son frère. Il le trouva dans un atelier, entouré de plans et d’un étrange assemblage de bois et de cordes.
— Que fais-tu ? s’exclama Aton. Tu perds ton temps à bricoler au lieu de bâtir !
Osiris sourit calmement :
— Je construis ma pyramide, laisse-moi travailler à mon rythme.
Les années passèrent. Alors que la force d’Aton s’amplifiait, sa tâche devenait de plus en plus ardue. En effet, plus la pyramide montait, plus il était difficile de hisser les blocs. Pour faire face, Aton dépensait tout son or pour payer les conseils de l’homme le plus fort du pays tout en s’étreignant à un régime coûteux. Il estimait qu’il lui faudrait encore trente ans de souffrance pour terminer son ouvrage. En même temps, il se rassurait en voyant le terrain d’Osiris toujours vide.
Un matin, Aton entendit un immense vacarme. Une foule immense se pressait sur le chantier d’Osiris. Ce dernier arrivait avec une machine gigantesque composée d’un réseau complexe de leviers, de poulies et de roues. En quelques mois, ce que Aton avait mis des années à bâtir fut égalé. Sans verser une goutte de sueur, la machine d’Osiris déplaçait les pierres avec une précision chirurgicale.
En quelques années seulement, Osiris termina son édifice. Encore très jeune, il reçut son royaume et prit sa retraite. Aton, lui, refusa d’admettre son erreur. Par orgueil, il continua de trimer, persuadé que sa force finirait par payer. Mais son corps lâcha. Un matin à l’aube, il mourut d’épuisement, à seulement deux étages du sommet, sans jamais avoir connu le repos promis.
Source
Ce récit est une adaptation libre et narrative d’une parabole célèbre issue de l’ouvrage L’Autoroute du Millionnaire (The Millionaire Fastlane) de l’auteur et entrepreneur MJ DeMarco, illustrant le concept de création de systèmes de richesse.
