Savez-vous faire preuve de discernement face à ceux qui essayent de profiter de vous ? Dans cet épisode, découvrez un enseignement sur le sujet avec cette fable intitulée : le festin des apparences. C’est parti !
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Le festin des apparences
Il était une fois, dans un royaume lointain, un souverain juste et généreux. Un jour, un homme humble se présenta au palais pour lui offrir le plus beau canard de son élevage. Touché par ce geste, le roi décréta :
— « Que cet animal soit cuisiné à la perfection ! Je partagerai ce festin avec mon généreux donateur. »
Alors que les effluves du ragoût commençaient à envahir le palais, un garde annonça un nouveau visiteur.
— « Votre Majesté, » dit l’homme en s’inclinant, « je suis un grand ami de l’homme qui vous a offert le canard. »
Le roi, ne voulant pas paraître avare, l’invita à se joindre à eux.
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais bientôt, un troisième homme arriva :
— « Je suis l’ami de l’ami de celui qui vous a apporté le canard. » Puis un quatrième, un cinquième… La chaîne semblait sans fin. Tous se réclamaient d’un lien de plus en plus ténu avec le donateur originel, espérant profiter de la table royale.
Le roi, voyant son banquet envahi par des inconnus opportunistes, sentit l’agacement monter. Il décida de leur donner une leçon qu’ils n’oublieraient pas.
Lorsque tout le monde fut attablé, le silence se fit. Les serviteurs apportèrent deux grandes soupières. Le premier bol, contenant le ragoût de canard, riche et parfumé, fut servi exclusivement au roi et à l’homme humble qui avait offert l’animal.
Ensuite, les « amis des amis » virent arriver devant eux de grands bols remplis d’un liquide transparent et tiède. Devant leur air déconfit, le roi prit la parole avec un sourire malicieux : — « Messieurs, voici pour vous la soupe de la soupe du canard ! »
Source
Cette fable s’inspire d’un récit célèbre de la tradition soufie, popularisé en Occident notamment par le prêtre jésuite et psychothérapeute Anthony de Mello dans son ouvrage « Le Chant de l’Oiseau ».
